Il y a les trains. Les trains qui passent le soir à la hauteur de la fenêtre de la cuisine, suite de petites vitres éclairées qui défilent dans un glissement bruyant. J’aime bien regarder passer les trains quand il fait noir. Je suis des yeux les visages et les corps qui se découpent dans les carrés de lumière, ici un lecteur, ici une jeune fille la tête appuyée contre la vitre, là quelqu’un debout qui descendra à la gare, toute proche, le train freine, il est passé, il est parti. Jeune fille je prenais des trains pour n’importe où, sans billet. Je regarde les trains qui passent contre la fenêtre ; et je me demande ce soir où est passée ma liberté.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire