2013, no way.
We were so fairy tale...
“After all, It does not do to dwell on dreams and forget to live” - Albus Dumbledore
mardi 1 janvier 2013
dimanche 2 septembre 2012
SHRINKING SOLUTION
Allez
vas-t-’en avec ton amour au rabais, ton
affection en toc, ramasse tes larmes en solde et vas-t-en. J’en veux plus de
ton cœur dégriffé, de tes sentiments made in Taïwan, de ton théâtre de
boulevard et de tes déclarations périssables. J’t’ai rien vendu moi. J’t’ai tout donné, crédit
illimité, mon capital en principal et tous mes intérêts. J’ai déposé le bilan
il ne me restait que ça à faire. Et tu ne me laisses que l’usufruit de tes
mensonges, tes mensonges, c’est tout ce qui reste en compte, moins-value de
toute la camelote que tu m’as servie.
Quitte
moi à tout rompre, de la vaisselle jusqu’aux promesses, n’oublie pas les
déchets, tu pourras toujours les emballer de papier cadeau et les vendre à la
prochaine comme série limitée ; comme ta tendresse à la démarque, toutes
tes offres non cumulables, tes contrefaçons et tes modèles d’exposition.
Le
mépris que j’ai pour toi je le garde, c’est un modèle unique.
mardi 21 août 2012
mardi 1 mai 2012
EVERLASTING ELIXIR
Des souvenirs comme des feuilles crispées
par l’automne. Ratissons toutes ces images floues tant qu’il en reste. Elles
disparaîtront, il ne restera plus rien, que des carcasses, des histoires
mortes. Quelques lambeaux vivants ci et
là, déformés, réécrits, falsifiés. Il
n’y a que ce qui est tu, qui soit la vérité.
lundi 9 avril 2012
BEAUTIFYING POTION
Je suis une passionnée, je peux tout bouleverser autour de moi, tout construire ou tout détruire. C’est ainsi que j’ai peur de moi-même, sachant que je refuse de vivre dans l’illusion. Il y en a, qui se complaisent dans l’illusion, parce que la réalité leur est insupportable. Ainsi "le portrait de Dorian Gray" représente la vérité quant à la laideur de l'âme de Dorian, laideur sur laquelle il est capable de se tromper lui-même, grâce à la pureté de son image.
samedi 10 mars 2012
SLEEPING DRAUGHT
Trois heures du matin et ce concentré d’anomalies qui se répand du cœur au corps, les larmes du ventre qui viennent sécher dans la gorge en sanglot inabouti, l’amour et la haine qui se font la guerre sous mes yeux clos. Jeux d’échecs.
La terre se soulève et des champs de fleurs suinte le sang des oublis, les arbres se courbent sous la paume de la nuit, la lune ne sourit plus. Mes étoiles éclatent contre le sombre, chutent aux abysses, minuscules lumières abandonnées à la puissance du désespoir. C’est l’heure des vagues scélérates et des images menteuses. C’est l’heure de l’imaginaire et des paradoxes, des sourires cousus de larmes, pleurs en forme d’amis.
dimanche 4 mars 2012
DRAUGHT OF THE LIVING DEATH
Le monde ne veut pas de moi ; il me repousse comme un spectre échappé des tombeaux ; j’en ai presque la pâleur : mon sang se refuse à croire que je vis, et ne veut pas colorer ma peau ; il se traîne lentement dans mes veines, comme une eau croupie dans des canaux engorgés. Mon cœur ne bat pour rien de ce qui fait battre le cœur de l’homme. Mes douleurs et mes joies ne sont pas celles de mes semblables. J’ai violemment désiré ce que personne ne désire ; j’ai dédaigné des choses que l’on souhaite éperdument.
Théophile Gautier
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