Allez
vas-t-’en avec ton amour au rabais, ton
affection en toc, ramasse tes larmes en solde et vas-t-en. J’en veux plus de
ton cœur dégriffé, de tes sentiments made in Taïwan, de ton théâtre de
boulevard et de tes déclarations périssables. J’t’ai rien vendu moi. J’t’ai tout donné, crédit
illimité, mon capital en principal et tous mes intérêts. J’ai déposé le bilan
il ne me restait que ça à faire. Et tu ne me laisses que l’usufruit de tes
mensonges, tes mensonges, c’est tout ce qui reste en compte, moins-value de
toute la camelote que tu m’as servie.
Quitte
moi à tout rompre, de la vaisselle jusqu’aux promesses, n’oublie pas les
déchets, tu pourras toujours les emballer de papier cadeau et les vendre à la
prochaine comme série limitée ; comme ta tendresse à la démarque, toutes
tes offres non cumulables, tes contrefaçons et tes modèles d’exposition.
Le
mépris que j’ai pour toi je le garde, c’est un modèle unique.
