L’appartement est vide, je t’ai rendu ma clé, tu seras la dernière à partir.
Il restera chez toi et lui.
Il restera chez moi et lui.
Il n’y aura plus de chez nous.
Equilibre de l’insensible, ni éclat de rire ni sanglot déchiré. Ligne droite d’un électro-cardiogramme plat, condamnation à mort. J’ai récupéré tout ce que j’avais fait tomber de moi, des boucliers de métal aux plus petits pansements. J’ai du aller bien loin récupérer certaines pièces. Comme tu as su m’apprivoiser ! J’ai tout réajusté comme il faut, tout recollé, je surveille qu’il ne reste pas de vivant à blesser, ma souffrance peut se montrer à la hauteur de ton emprise, immense. Nous ne nous reverrons plus pour l’instant, c’est toi qui l’a décidé. Alors j’aurais le temps de bien assurer mon armure, et même, de reconstruire les murs autour de moi. Je sais, tu n’y peux rien, c’est comme ça.

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