J’essaie de te communiquer mes propres émotions, j’évite de les teinter de reproches, j’évite d’imaginer les conséquences de la moindre de mes paroles sur ton état. J’essaie, mais je suis baillonnée. T’ai-je jamais dit « prends sur toi », « la volonté », « il fait beau dehors » etc ? Dans le pire des cas j’ai pu te dire de te ressaisir, et encore ... Est-ce que mes façons te culpabilisent davantage et accentuent la conscience de ce que tu perçois comme tes faiblesses ?
Je ne pense pas avoir tenté de te décourager ou d’invalider tes choix, même si c’est difficile de compatir quand je suis moi-même inquiète. Est-ce que je t’ai jugée, évaluée ? J’ai toujours essayé de t’écouter du mieux possible. Je t’accepte telle que tu es et tu me l’as dit toi-même, tu as moins à te cacher ou à te défendre avec moi. J’essaie…De te rassurer. Je voudrais être près de toi plus souvent, j’essaierais de te montrer tes forces, tes ressources.

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